Pour la première fois depuis que tu es parti, je me sens bien.
Je peux regarder dehors sans me dire que je me suis trompée, je peux laisser laisser les disques tourner, je n'ai plus cette douleur dans la gorge.
Je peux m'allonger et regarder le plafond, sans penser au lendemain, sans croire que demain ne sert à rien.
Je peux respirer à plein poumons, sans avoir ce hoquet incontrolable.
Je peux recommencer à écrire. Mais mes cahiers restent fermés, le temps me manque.
Le temps demeure précieux. Surtout cette année. Plus que toutes les autres.
Alors chaque moment passé doit être unique ? J'ai moins peur de passer à côté des choses essentielles, parce que tu rends mon quotidien de plus en plus vivant.
J'ai peur de perdre le fil, de lacher prise. Je sais que je n'aurai qu'une seule chance. Ne pas rater le train.
Faut le vouloir tout de même. Faut en avoir envie. C'est cette envie que je recherche.
Je compte bien me battre. Mais il me faut du temps. Pour les rattraper (les doubler?).
L'objectif est difficile. Mais pourquoi ne pas y croire ?
Rien ne s'obtient avec facilité. Depuis le temps que je le répète, je devrai peut être m'y fier.
Merci pour ton écoute.
(L'écriture n'est jamais loin. Il faut juste lui laisser assez d'espace et de temps, pour qu'elle se libère.)